Le 05/01/2026
Un marché immobilier parisien en transition
Le marché immobilier à Paris et à Boulogne-Billancourt aborde l’année 2026 dans un climat de transition. Après plusieurs années de corrections successives — hausse des taux, ralentissement des volumes, durcissement réglementaire — l’année écoulée marque une phase de stabilisation, sans retour à l’euphorie.
Pour les propriétaires, bailleurs et investisseurs, cette période appelle une lecture chiffrée, rigoureuse et stratégique, notamment sur deux sujets centraux :
👉 le statut du bailleur privé,
👉 la réforme du DPE et ses conséquences sur le marché locatif.
Prix de l’immobilier à Paris : une stabilisation progressive
En 2025, le prix moyen de l’immobilier à Paris s’établit autour de 10 200 € / m², avec des écarts importants selon les arrondissements, la qualité des immeubles et la performance énergétique des logements.
Après plusieurs années de baisse, les prix semblent désormais se stabiliser, notamment dans les quartiers recherchés du 16e arrondissement, d’Auteuil et de Boulogne-Billancourt.
Les biens bien situés, bien entretenus et correctement classés au DPE conservent une liquidité satisfaisante.
Nous ne sommes pas dans une phase de reprise forte, mais dans un marché plus rationnel, où chaque paramètre compte.
Volume des ventes immobilières : une reprise mesurée
Les volumes de transactions immobilières repartent progressivement à la hausse :
- À l’échelle nationale, les ventes de logements anciens progressent d’environ +10 à +12 % sur un an.
- À Paris, le nombre de transactions augmente à nouveau, traduisant le retour d’acquéreurs solvables, informés et sélectifs.
Cette reprise reste néanmoins fragile, étroitement dépendante de l’évolution des taux de crédit et du climat économique global.
Marché locatif à Paris : une tension toujours structurelle
Le marché locatif parisien demeure fortement sous tension.
La baisse de l’offre locative s’explique par :
- le retrait de certains bailleurs privés,
- la vente de logements auparavant loués,
- les arbitrages liés aux contraintes réglementaires et énergétiques.
Résultat : une pression durable sur les loyers et une sélectivité accrue des dossiers locataires, particulièrement dans les secteurs d’Auteuil et de Boulogne.
Réforme du DPE : évolution des calculs et instabilité réglementaire
La réforme du DPE a connu en 2024-2025 plusieurs ajustements, notamment sur les modalités de calcul, en particulier pour les petites surfaces et les logements anciens.
Ces évolutions ont permis :
- de corriger certains effets de seuil,
- d’éviter la sortie automatique du marché locatif de biens pénalisés par des méthodes de calcul trop rigides.
Il s’agit clairement d’une respiration pour les propriétaires bailleurs.
Pour autant, cette succession de réformes crée une instabilité réglementaire réelle.
Pour un bailleur, il devient complexe de bâtir une stratégie patrimoniale à long terme lorsque les règles évoluent régulièrement, tant sur le calendrier que sur les méthodes de calcul.
Statut du bailleur privé : un enjeu central pour l’immobilier locatif
Le bailleur privé est aujourd’hui un acteur indispensable du logement à Paris et en proche banlieue.
Il assure :
- l’essentiel de l’offre locative,
- la fluidité du marché résidentiel,
- l’équilibre social des quartiers.
Pourtant, il évolue dans un environnement marqué par :
- une fiscalité mouvante,
- des projets de réforme de la plus-value immobilière,
- une accumulation d’obligations techniques et réglementaires.
L’absence d’un statut clair, stable et lisible du bailleur privé fragilise l’investissement locatif.
Le risque est évident : moins d’investisseurs, moins d’offre, et davantage de tensions sur le marché locatif.
Perspectives immobilières 2026 à Paris et Boulogne
Pour l’année à venir, plusieurs tendances se dessinent :
- Prix : stabilisation globale avec fortes disparités selon la qualité des biens.
- Transactions : maintien d’un niveau d’activité correct, sans emballement.
- Location : marché toujours très tendu pour les biens performants énergétiquement.
- Bailleurs : nécessité de sécuriser chaque décision sur les plans juridique, fiscal et technique.