Roland-Garros, officiellement désigné sous le nom des Internationaux de France de tennis, représente bien plus qu'un simple tournoi. C'est un événement sportif majeur et un symbole du sport français, qui se déroule chaque année à Paris, dans le prestigieux 16e arrondissement. Découvrez l'histoire fascinante, les caractéristiques uniques et l'importance de ce lieu incontournable.
Internationaux de France de tennis – Paris 16e : Roland-Garros, le tournoi incontournable
Les Internationaux de France de tennis, communément appelés Roland-Garros, sont l'un des événements les plus prestigieux du monde du tennis. Ce tournoi, qui se déroule chaque année sur la célèbre terre battue, a vu le jour en 1891 sous le nom de Championnat de France de tennis et a pris sa forme actuelle en 1925. Depuis 1928, il se déroule à Paris, au légendaire stade Roland-Garros, un lieu emblématique du 16e arrondissement.
Un événement majeur du Grand Chelem
Organisé par la Fédération française de tennis (FFT), Roland-Garros représente le deuxième tournoi du Grand Chelem, après l'Open d'Australie en janvier, et précède Wimbledon (fin juin - début juillet) ainsi que l'US Open (fin août).
Le sommet du tennis sur terre battue
Roland-Garros est incontestablement la référence mondiale pour les compétitions sur terre battue. Il demeure la dernière épreuve du Grand Chelem à être disputée sur cette surface, après l’abandon de la terre battue par l'US Open en 1978. Avec ses longues séances de jeu, sa surface lente et ses échanges physiques intenses, le tournoi est réputé pour être l'un des plus exigeants. Fait notable, jusqu'en 2021, le tournoi ne comportait aucun jeu décisif dans la dernière manche, augmentant encore la difficulté pour les joueurs.
Les athlètes originaires de régions où la terre battue est prédominante, comme l'Amérique latine et le Sud de l'Europe, considèrent souvent Roland-Garros comme l'événement tennis le plus prestigieux de la saison.
Un record légendaire : Rafael Nadal, le maître de Roland-Garros
Le record absolu de victoires en simple à Roland-Garros est détenu par Rafael Nadal, couronné 14 fois entre 2005 et 2022. Cet exploit unique dans l'histoire du Grand Chelem fait de lui l'un des plus grands champions de tous les temps.
Un tournoi résilient, même en temps de crise
L'édition 2020 de Roland-Garros a marqué un tournant dans l'histoire du tournoi. En raison de la pandémie de Covid-19, l'événement a été exceptionnellement reporté à septembre, une première pour ce tournoi traditionnellement joué entre fin mai et début juin.
L’histoire de Roland-Garros – Paris 16e : Aux origines du Grand Chelem parisien
Les débuts du tennis en France
Le premier championnat de France de tennis voit le jour en 1891 sur les courts en gazon du Racing Club de France à Paris. Jusqu’en 1924, seuls les joueurs français et les étrangers licenciés en France peuvent y participer. Le tournoi alterne alors entre le Racing Club de France et le Stade Français, avant de se stabiliser en 1927.
Dès sa première édition, disputée sur une seule journée avec cinq compétiteurs, H. Briggs s’impose en simple messieurs. Le tournoi féminin est introduit en 1897 et voit Adine Masson remporter le titre. Les épreuves de double mixte (1902) et de double dames (1907) viennent enrichir la compétition.
L’année 1912 marque l’apparition des championnats du monde sur terre battue, ouverts à tous, qui rivalisent avec le tournoi français jusqu’à leur disparition en 1923. L’édition de 1924 accueille le tournoi olympique de Paris, et en 1925, le championnat de France devient officiellement les Internationaux de France de tennis, accessibles aux joueurs du monde entier. C’est ainsi que naît Roland-Garros, futur pilier du Grand Chelem et emblème du tennis mondial.
Les débuts du tournoi masculin
En 1892, Jean Schopfer devient le premier Français à s’imposer dans le championnat. Finaliste en 1893, il s’incline contre Laurent Riboulet. De 1894 à 1896, André Vacherot domine la compétition, avant que Paul Aymé ne réalise un quadruplé historique (1897-1900).
Le XXe siècle débute sous le signe d’André Vacherot (1901), suivi de son frère Michel Vacherot (1902). L’ascension de Max Decugis marque ensuite l’histoire : sacré en 1903 et 1904, il laisse place à Maurice Germot (1905-1906), avant de reprendre sa domination de 1907 à 1909.
Dès 1910, le tournoi s’établit définitivement à Paris, consacrant une dernière fois Maurice Germot avant les victoires d’André Gobert (1911). Max Decugis clôt l’ère pré-guerre en dominant les éditions 1912, 1913 et 1914.
Les pionnières du tournoi féminin
Dès sa création en 1897, le tournoi féminin est dominé par Adine Masson, titrée trois fois de suite (1897-1899), notamment face à Mme P. Girod. Après deux nouveaux titres en 1902 et 1903, elle s’incline en 1904 contre Kate Gillou Fenwick, première joueuse étrangère finaliste et future triple championne (1905-1907).
En 1907, la comtesse de Kermel s’impose, avant qu’un cinquième sacre de Gillou Fenwick ne la hisse au rang des légendes en 1908. Jeanne Matthey prend ensuite le relais avec quatre victoires consécutives (1909-1912).
Mais en 1913, une nouvelle étoile éclot : Marguerite Broquedis, qui met fin à la série de Matthey avant de confirmer son talent en 1914 en battant une jeune prodige, Suzanne Lenglen, future icône du tennis français et mondial.
L’essor du tennis français et la suprématie de Suzanne Lenglen
Après la Première Guerre mondiale, le championnat de France reprend en 1920 avec le sacre d’André Gobert face à Max Decugis. En 1921, Bill Tilden fait sensation à Paris, mais c’est Jean Samazeuilh qui s’impose contre Gobert. Le tennis masculin entre alors dans une nouvelle ère, marquée par l’émergence de figures emblématiques. En 1924, le Racing Club de France accueille la dernière édition des championnats de France, où Jean Borotra l’emporte contre René Lacoste. L’ouverture du tournoi aux joueurs étrangers en 1925 marque une révolution pour le tennis hexagonal.
Chez les femmes, Suzanne Lenglen domine sans partage. Lauréate de quatre titres consécutifs entre 1920 et 1923, elle interrompt sa carrière en 1924 pour raisons de santé avant un retour triomphal en 1925 et 1926, devenant ensuite professionnelle.
La naissance des Internationaux de France et le prestige de Roland-Garros
En décembre 1924, la Fédération française de lawn tennis internationalise le tournoi, à l’exception des joueurs allemands et des nations exclues de la Fédération Internationale. L’édition de 1925, disputée au Stade Français dans le parc de Saint-Cloud, marque le début d’une nouvelle ère.
Avec la victoire des Quatre Mousquetaires en Coupe Davis 1927, un nouveau stade devient nécessaire. Le Stade Français cède un terrain proche de la porte d’Auteuil, à condition qu’il porte le nom de Roland Garros, aviateur disparu en 1918. L’inauguration a lieu en 1928, scellant définitivement le lien entre Paris et l’un des plus prestigieux tournois du Grand Chelem.
Les Quatre Mousquetaires : une légende française
Henri Cochet est le premier des Quatre Mousquetaires à s’imposer en 1922, battant Jean Samazeuilh. En 1924, Jean Borotra triomphe face à René Lacoste lors de la dernière édition amateur des championnats de France. Dès 1925, Lacoste prend sa revanche à Saint-Cloud.
L’année 1927 marque un tournant avec la victoire de Lacoste sur Bill Tilden en finale, offrant à la France la Coupe Davis. Henri Cochet s’impose face à Lacoste en 1928, puis décroche une quatrième victoire en 1930 face à Tilden. Jean Borotra remporte son unique Grand Chelem en 1931. Enfin, Cochet signe une cinquième victoire en 1932 avant de s’incliner en 1933 face à John Crawford, premier étranger sacré aux Internationaux de France.
Les nouvelles championnes et l’influence internationale
Suzanne Lenglen inaugure le palmarès des Internationaux de France féminins en 1925, s’imposant contre Kathleen McKane (6-1, 6-2). Elle récidive en 1926 face à Mary Kendall Browne (6-1, 6-0). En 1927, Cornelia Bouman devient la première joueuse étrangère à triompher à Paris.
Helen Wills domine ensuite le tournoi avec trois victoires consécutives de 1928 à 1930, avant que Cilly Aussem ne brise sa série en 1931. Simonne Mathieu, après plusieurs finales perdues, remporte son premier titre en 1938 et réitère en 1939. En hommage à son palmarès exceptionnel, un court porte désormais son nom à Roland-Garros.
L’avant-guerre : domination allemande et nouveaux champions
Dans les années 1930, l’Allemagne impose sa suprématie. Gottfried von Cramm remporte Roland-Garros en 1934 et 1936, tandis que Fred Perry s’intercale en 1935. Henner Henkel succède à von Cramm en 1937, avant que Donald Budge ne réalise le Grand Chelem en 1938.
Le tournoi sous l’Occupation
Pendant la Seconde Guerre mondiale, le stade Roland-Garros devient un camp de transit pour étrangers indésirables. Entre 1941 et 1942, les Internationaux de France se transforment en « Tournoi de France », réservé aux joueurs francophones. Bernard Destremau triomphe en 1941 et 1942, puis Yvon Petra lui succède. Raymonde Veber-Jones s’impose en 1944 chez les femmes. Ces éditions ne sont pas reconnues dans le palmarès officiel.
L’après-guerre et l’hégémonie américaine
La reprise des Internationaux de France en 1946 marque le début d’une nouvelle ère. Marcel Bernard, repêché à la dernière minute, crée la surprise en battant Jaroslav Drobný en finale. En 1947, József Asbóth succède à Bernard. Les Américains prennent ensuite le relais avec Frank Parker (1948), Budge Patty (1950) et Ken Rosewall (1953).
Les années 1950 voient la domination de Tony Trabert (1954 et 1955) et Mervyn Rose (1958), avant que Nicola Pietrangeli ne s’impose à deux reprises en 1959 et 1960, marquant l’entrée des Internationaux de France dans une nouvelle ère.
L’essor du tournoi féminin après-guerre
Après la Seconde Guerre mondiale, le tennis féminin reprend ses droits à Roland-Garros. En 1946, Margaret Osborne s’impose en finale face à Pauline Betz. L’année suivante, Patricia Canning Todd remporte le titre, puis Nelly Adamson Landry devient la première Française sacrée après-guerre. Dans les années 1950, Doris Hart triomphe en 1950 contre Patricia Canning Todd, tandis que Maureen Connolly signe un doublé en 1953 et 1954. En 1955, Angela Mortimer met fin à la suprématie américaine avant de s’incliner l’année suivante face à Althea Gibson. Shirley Bloomer Brasher s’impose en 1957, mais Zsuzsa Körmöczy la détrône en 1958. Enfin, Yola Ramírez Ochoa échoue en finale en 1960 et 1961, face à Darlene Hard puis Ann Haydon-Jones.
La domination australienne des années 1960
Les années 1960 voient les Australiens régner sur Roland-Garros. Avant leur ascension, Nicola Pietrangeli (1959, 1960) et Manuel Santana (1961) marquent le tournoi. Rod Laver réalise un Grand Chelem en 1962, dominant Roy Emerson en finale. Ce dernier prend sa revanche l’année suivante face à Pierre Darmon. En 1964, Santana s’adjuge un deuxième trophée. De 1965 à 1969, cinq Australiens triomphent, confirmant leur suprématie. Fred Stolle s’impose face à Tony Roche en 1965, qui remporte l’édition suivante. Roy Emerson décroche un second titre en 1967, puis Ken Rosewall gagne le premier Roland-Garros de l’ère Open en 1968 contre Rod Laver.
Côté féminin, Margaret Smith Court (1962, 1964) et Lesley Bowrey (1963, 1965) dominent la décennie. Seule Françoise Dürr brise leur hégémonie en 1967. Avant l’ère Open, des légendes comme Karel Koželuh, Bill Tilden et Ken Rosewall ne pouvaient concourir. De 1930 à 1968, Ken Rosewall et Rod Laver s’imposent sur le circuit professionnel, ce dernier remportant les deux dernières éditions avant l’ouverture à tous en 1968.
L’avènement de l’ère Open
Jusqu’en 1967, les Internationaux de France excluaient les joueurs professionnels, qui organisaient leurs propres compétitions. Après que Wimbledon devienne Open, Roland-Garros suit le mouvement en 1968, initiant une nouvelle ère. Cette édition, dotée de 100 000 francs de prix, réunit amateurs et professionnels. Les pros dominent rapidement, trustant les demi-finales du simple messieurs. Ken Rosewall l’emporte face à Rod Laver, tandis que Nancy Richey triomphe chez les femmes. L’édition rencontre un succès immédiat avec 120 000 spectateurs et des recettes triplées.
Rod Laver décroche un second titre en 1969. En 1970, Jan Kodeš met fin à la suprématie australienne avant de s’imposer à nouveau en 1971 contre Ilie Năstase. En 1972, Andrés Gimeno l’emporte, puis en 1973, Năstase devient le premier numéro un mondial à s’imposer. Chez les femmes, Nancy Richey et Margaret Smith Court marquent cette période, Court raflant les titres de 1969, 1970 et 1973 face à Chris Evert.
L’ère suédoise à Roland-Garros
En 1974, l’exclusion de Jimmy Connors profite à Björn Borg, qui s’impose à 18 ans, amorçant une domination suédoise. Il enchaîne avec des sacres en 1975, 1978, 1979, 1980 et 1981, devenant une légende du tournoi. En 1977, Guillermo Vilas profite de l’absence de Borg pour s’imposer avec la plus large victoire de l’ère Open.
En 1982, Mats Wilander, à seulement 17 ans, décroche son premier titre face à Vilas et récidive en 1985 et 1988. Yannick Noah, quant à lui, offre à la France un triomphe historique en 1983. Ivan Lendl s’adjuge son premier sacre en 1984 en battant John McEnroe, mettant fin à l’ère suédoise, mais la rivalité Lendl-Wilander domine ensuite les éditions 1985 à 1988. En 1989, Michael Chang devient, à 17 ans, le plus jeune vainqueur de Roland-Garros. Entre 1974 et 1989, la Suède rafle 9 des 16 titres masculins, Wilander signant la dernière victoire en 1988.
Chris Evert, une reine à Roland-Garros
Chris Evert dispute sa première finale en 1973, mais cède face à Margaret Smith Court. Elle se rattrape en 1974 en battant Olga Morozova pour son premier Grand Chelem. En 1975, elle domine Martina Navrátilová après avoir perdu le premier set (2-6, 6-2, 6-1).
Entre 1976 et 1980, plusieurs grandes joueuses font l’impasse sur le tournoi. En 1977, Mima Jaušovec s’impose contre Florenta Mihai, suivie en 1978 par Virginia Ruzici. Chris Evert effectue un retour fracassant en 1979 et 1980 avant d’être stoppée par Hana Mandlíková en 1981. Martina Navrátilová, absente de 1976 à 1980, s’impose enfin en 1982.
Evert récupère son titre en 1983, mais Navrátilová prend sa revanche en 1984. En 1985, Evert reprend l’ascendant et décroche une septième victoire en 1986. En 1987, Steffi Graf s’impose face à Navrátilová, remportant son premier Roland-Garros et annonçant une nouvelle ère.
Ère moderne : Roland-Garros et ses champions
En 1990, Andrés Gómez devient le premier Équatorien à remporter Roland-Garros en battant Andre Agassi. L’année suivante, Agassi s’incline encore, cette fois face à Jim Courier, qui conserve son titre en 1992. En 1993, Sergi Bruguera s’impose avant de réitérer l’exploit en 1994. En 1995, Michael Chang échoue en finale contre Thomas Muster, tandis qu’en 1996, Ievgueni Kafelnikov devient le premier Russe à soulever le trophée.
L’édition 1997 marque l’émergence de Gustavo Kuerten, classé 66e, qui surprend tout le monde en battant Bruguera. En 1998, Carlos Moyà s’impose face à Àlex Corretja dans une finale 100 % espagnole. L’année suivante, Andre Agassi réalise une remontée mémorable contre Andreï Medvedev pour décrocher son premier titre à Roland-Garros. Kuerten enchaîne deux nouveaux sacres en 2000 et 2001. En 2002, Albert Costa s’impose face à Juan Carlos Ferrero, qui triomphe à son tour en 2003 contre Martin Verkerk. En 2004, Gastón Gaudio renverse Guillermo Coria dans une finale haletante en cinq sets.
L'ère Nadal à Roland-Garros : une domination sans précédent
Rafael Nadal inaugure son règne en 2005 en décrochant son premier titre. Il enchaîne avec trois victoires consécutives face à Roger Federer (2006-2008), dont un succès écrasant en 2008 (6-1, 6-3, 6-0). En 2009, Federer profite de l’élimination précoce de Nadal pour enfin triompher sur la terre battue parisienne. Dès 2010, Nadal reprend sa domination, enchaînant cinq sacres d’affilée et égalant le record de Björn Borg en 2011 avec un sixième titre.
En 2012, il devient l’homme le plus titré de l’histoire de Roland-Garros avec son septième trophée, puis continue sur sa lancée en 2013 et 2014. Après un passage à vide en 2015 et 2016, où Novak Djokovic s’impose en 2016, Nadal revient en force en 2017 pour décrocher son dixième titre. Il poursuit sa moisson en 2018 et 2019, puis signe un 13e sacre en 2020, égalant alors le record de 20 titres du Grand Chelem détenu par Federer. En 2021, Djokovic s’impose, mais Nadal reprend la couronne en 2022 avec un 14e titre. L’édition 2024 marque un tournant historique : pour la première fois depuis 2004, aucun membre du Big 3 ne figure en finale.
Tournoi féminin de Roland-Garros : des victoires légendaires
Le 23 mai 1988, Steffi Graf inscrit son nom dans l’histoire en conservant son titre avec une victoire éclatante (6-0, 6-0) contre Natasha Zvereva. L’année suivante, elle cède en finale face à Arantxa Sánchez, qui récidive en 1994 contre Mary Pierce, première Française de l’ère Open à atteindre la finale. Monica Seles décroche son premier titre en 1990 et domine Graf en 1992.
Les années suivantes voient l’ascension de Graf, qui remporte son sixième titre en 1999. En 2000, Mary Pierce devient la première Française à s’imposer à Roland-Garros depuis l’ère Open. Jennifer Capriati (2001), Serena Williams (2002), et Justine Henin (2003-2007) marquent ensuite la compétition de leur empreinte. En 2008, Ana Ivanović décroche son premier Grand Chelem, suivie par Svetlana Kuznetsova en 2009.
En 2010, Francesca Schiavone devient la première Italienne à triompher à Paris, suivie de Li Na en 2011, première Chinoise à s’imposer. Maria Sharapova remporte le tournoi en 2012, avant que Serena Williams ne l’emporte à nouveau en 2013, puis Sharapova en 2014. Jeļena Ostapenko crée la surprise en 2017, tandis que Simona Halep s’impose en 2018. En 2019, Ashleigh Barty devient la première Australienne titrée depuis 1973. En 2020, Iga Świątek marque l’histoire en devenant la première Polonaise à décrocher un Grand Chelem. En 2021, Barbora Krejčíková remporte son premier titre, avant que Świątek ne s’adjuge son deuxième en 2022.
Records de Roland-Garros – Paris 16e : des matchs d’anthologie



Dans l’enceinte mythique de Roland-Garros, située au cœur du prestigieux 16e arrondissement de Paris, l’histoire du tennis s’écrit avec des records impressionnants. Le 21 mai 2015, lors des qualifications des Internationaux de France, le Français Pierre-Hugues Herbert (145ᵉ) et l’Italien Andrea Arnaboldi (188ᵉ) ont disputé le match comptant le plus grand nombre de jeux jamais enregistré. Ce duel marathon, s’étalant sur deux jours, a duré 4 heures et 26 minutes et s’est conclu sur un score exceptionnel de 6-4, 3-6, 27-25.
En termes de durée, le record des qualifications reste entre les mains de la Japonaise Kurumi Nara, victorieuse en 2010 face à la Roumaine Monica Niculescu après 4 heures et 42 minutes d’intense combat (4-6, 7-6(3), 10-8).
Ce cadre prestigieux, entre sport de haut niveau et élégance parisienne, contribue au rayonnement international du 16e arrondissement, un secteur prisé pour son cadre de vie exclusif et son marché immobilier dynamique.
Billetterie de Roland-Garros – Paris 16e : tout savoir sur l'achat des places
La vente des billets pour Roland-Garros suit un calendrier précis, s’étalant de septembre à mai. Les entreprises ont accès aux premières ventes en septembre, suivies par les offres « premium » en février. Début mars, les licenciés de la FFT peuvent réserver leurs places, tandis que le grand public accède à la billetterie en ligne entre fin mars et début mai.
L’adoption des billets électroniques et nominatifs a considérablement réduit les fraudes et la revente illégale. Depuis 2009, une plateforme officielle permet aux spectateurs de revendre leurs places en toute légalité. Aujourd’hui, 30 à 40 % des spectateurs sont des licenciés de la FFT.
Depuis 2024, la billetterie du tournoi est entièrement dématérialisée, rendant l’impression des billets inutile. En 2025, Roland-Garros franchit une nouvelle étape avec un système de tirage au sort, inspiré des Jeux olympiques de Paris 2024, pour l’attribution des places au grand public.
Les coulisses de Roland-Garros – Paris 16e
Qualifications et invitations
Avant le début officiel du tournoi, 128 joueurs et 128 joueuses s'affrontent pendant quatre jours pour décrocher l’une des précieuses places du tableau principal. Seuls 12 femmes et 16 hommes réussiront à intégrer la compétition face aux meilleurs mondiaux. Les matchs de qualification, disputés en deux sets gagnants, nécessitent trois victoires consécutives pour accéder au tableau final, où les joueurs qualifiés sont signalés par la lettre Q.
En cas de retrait d’un joueur du tableau final pour blessure ou maladie, les meilleurs perdants du dernier tour des qualifications peuvent être repêchés en tant que Lucky Losers (LL). Ces rencontres se déroulent principalement sur les courts annexes (n° 6 à 12 et 14 à 17), sauf pour le dernier tour qui peut avoir lieu sur le court n°1.
Les qualifications permettent aussi aux ramasseurs de balles, arbitres, cordeurs et équipes de sécurité de se préparer au tournoi. En 2005, elles ont attiré plus de 16 300 spectateurs. Les organisateurs disposent également de neuf invitations (Wild Cards) pour des joueurs ne répondant pas aux critères de qualification.
Le règlement et les spécificités de Roland-Garros
Grand Chelem mythique et ultime tournoi sur terre battue avant la saison sur gazon, Roland-Garros est réputé pour son intensité physique. Cette surface ralentit le jeu, favorisant les spécialistes comme Rafael Nadal, au détriment des attaquants tels que John McEnroe ou Pete Sampras.
Les matchs se jouent en trois sets gagnants pour les hommes et deux pour les femmes. Jusqu’en 2021, l'absence de tie-break dans la dernière manche pouvait prolonger les rencontres pendant des heures. En 2004, le duel entre Fabrice Santoro et Arnaud Clément a duré 6h33 ! Depuis 2022, un super tie-break en 10 points a été instauré pour harmoniser avec les autres tournois du Grand Chelem.
Côté double messieurs, le tournoi conserve son format en six tours depuis 1990, avec des matchs en deux sets gagnants. Autre détail historique : les balles sont passées du blanc au jaune en 1978 pour une meilleure visibilité télévisée.
Contrairement à d'autres tournois majeurs, Roland-Garros n’utilise pas le Hawk-Eye, la terre battue laissant une empreinte visible pour l’arbitre. Ce choix a provoqué des polémiques, notamment en 1988 lors d’un match opposant John McEnroe à l’arbitre de chaise.
Depuis 2006, le tournoi débute dès le dimanche, avec des rencontres de 11h à 21h40. En cas de pluie, des compensations sont prévues pour les spectateurs, avec des billets pour le Masters de Paris-Bercy offerts aux personnes célébrant leur anniversaire pendant l’événement.
En 2024, suite aux plaintes de joueurs, la consommation d'alcool en tribune a été interdite durant la première semaine du tournoi.
Les ramasseurs de balles, maillons essentiels du tournoi
À Roland-Garros, être ramasseur de balles est un privilège réservé à 250 jeunes âgés de 12 à 16 ans, mesurant moins d'1,75 m et possédant une licence de tennis. Sélectionnés parmi près de 4 000 candidats, ils doivent réussir des tests de rapidité et d’habileté organisés entre novembre et janvier dans toute la France. Leur mission ? Assurer un rythme fluide des matchs, remettre les serviettes aux joueurs et gérer les balles sur le court.
La lutte contre le dopage
L’histoire de Roland-Garros est aussi marquée par des scandales de dopage. En 2005, Mariano Puerta est contrôlé positif à l’étiléfrine après la finale, écopant d’une suspension record de huit ans, réduite ensuite à deux ans. En 2006, Sesil Karatantcheva est sanctionnée à 15 ans pour usage de nandrolone.
Depuis, les contrôles antidopage se sont intensifiés, avec 182 tests réalisés en 2007, dont des analyses sanguines systématiques dès les quarts de finale. Les échantillons sont envoyés à Montréal pour examen. En 2009, l'Agence française de lutte contre le dopage a brièvement collaboré avec la Fédération internationale de tennis (ITF), avant que l’accord ne soit rompu.
Les moments forts autour du tournoi
Depuis 1981, les prix Citron, Orange et Bourgeon récompensent respectivement le joueur le plus charismatique, le plus sympathique et le jeune espoir du tournoi. En 2008, Roger Federer a remporté le Prix Orange pour la quatrième année consécutive, tandis que Fabrice Santoro s’est vu attribuer le Prix Citron.
Un événement emblématique est le Trophée des Légendes, lancé en 1998 par Mansour Bahrami. Ce tournoi de double réunit d’anciens champions répartis en deux catégories : 35-45 ans et plus de 45 ans. Parmi les lauréats notables, Anders Järryd détient le record avec six titres. Un tournoi féminin a été ajouté depuis 2010.
La journée d'exhibition Benny Berthet
La veille du tournoi, la journée Benny Berthet met le tennis au service des associations caritatives. En 2006, plus de 241 000 € ont été récoltés grâce à la participation de joueurs comme Federer et Nadal. En 2008, les dons ont bénéficié à Sidaction et Vaincre la mucoviscidose.
Au cœur du stade Roland-Garros – Paris 16e
Un emplacement d’exception et une accessibilité optimale
Situé à la Porte d'Auteuil, dans le prestigieux 16e arrondissement de Paris, le stade Roland-Garros bénéficie d’un cadre privilégié à proximité de l’hippodrome d'Auteuil, du stade Jean-Bouin et du bois de Boulogne.
Il est desservi par plusieurs moyens de transport : la ligne 10 du métro (station Porte d'Auteuil), plusieurs lignes de bus, ainsi qu’un accès direct en voiture.
Roland-Garros : Un site mythique du tennis mondial
Chaque année, le tournoi de Roland-Garros fait vibrer les passionnés de tennis avec ses 20 courts emblématiques, exploités par la Fédération Française de Tennis (FFT), qui loue le site à la Ville de Paris jusqu'en 2042.
Joué sur terre battue, ce Grand Chelem impose un style de jeu unique, caractérisé par des rebonds hauts et un rythme plus lent, un défi qui a empêché certains champions de décrocher ce titre prestigieux.
Les courts légendaires de Roland-Garros
- Le court Philippe-Chatrier, inauguré en 1928 et rénové en 2001, est le cœur du tournoi avec une capacité de 14 840 places. Ses tribunes portent les noms de figures du tennis en hommage à leur contribution au sport.
- Le court Suzanne-Lenglen, construit en 1994, dispose de 9 959 places et d’un système innovant de gestion de l'humidité, garantissant des conditions de jeu optimales.
- Le court n°1, conçu pour soulager le court central, offre 3 518 places et a marqué l’histoire avec des matchs mémorables.
Un projet d’extension pour un Roland-Garros toujours plus moderne
Pour rivaliser avec les autres Grands Chelems, Roland-Garros prévoit une extension ambitieuse, incluant un nouveau court central couvert de 15 000 à 16 000 places. Ce projet, soutenu par la FFT et la Ville de Paris, vise à doter le stade d’infrastructures modernes comparables à celles de la Caja Mágica de Madrid. Jean Gachassin, ancien président de la FFT, a souligné l'importance de cette transformation pour maintenir la compétitivité mondiale du tournoi.
La place des Mousquetaires : Un hommage aux légendes du tennis français
Inaugurée le 26 mai 1989 par Philippe Chatrier, cette place rend hommage aux quatre Mousquetaires du tennis français : Jacques Brugnon, Jean Borotra, Henri Cochet et René Lacoste. Leurs exploits en Coupe Davis entre 1927 et 1933 ont contribué à la légende de Roland-Garros. Le monument central commémore également les victoires de l’équipe de France en 1991, 1996 et 2001.
Le Village de Roland-Garros
Créé en 1979, le Village de Roland-Garros est un espace exclusif dédié aux relations publiques et aux personnalités, accessible uniquement sur invitation ou accréditation. Il se compose de 19 tentes comprenant des salons de 50 m² et des terrasses de 25 m². Les entreprises peuvent louer ces espaces pour une journée à un tarif variant de 300 à 2 000 euros par personne, ou pour quinze jours entre 140 000 et 330 000 euros.
En 2009, les revenus des relations publiques, incluant la billetterie, représentaient 34 millions d'euros sur un chiffre d'affaires total de 118 millions d'euros. En 2012, ce chiffre a atteint 162,2 millions d'euros, répartis entre billetterie, produits dérivés, partenariats et médias, générant un bénéfice d’environ 50 millions d'euros.
Le musée de Roland-Garros
Le musée du Tennis, ou Tenniseum, a ouvert en 2003 sous l’impulsion de la Fédération française de tennis. Premier musée multimédia consacré au tennis, il propose une exposition permanente, des expositions thématiques, un espace multimédia et une médiathèque. Ouvert tous les jours sauf le lundi, il expose notamment les affiches officielles des Internationaux de France depuis 1980, dont celle de 2009 signée Konrad Klapheck. L’accès est gratuit du 10 juin au 31 décembre pour les spectateurs du tournoi, sur présentation de leur billet.
Les grands travaux de Roland-Garros (2015 - 2020)
Afin de moderniser Roland-Garros et de rivaliser avec d’autres tournois majeurs comme Wimbledon, la FFT et la Ville de Paris ont lancé un ambitieux programme de rénovation. Les travaux, réalisés sur cinq ans, ont fait l’objet de plusieurs recours juridiques avant d’être validés par la Cour administrative d’appel en 2018.
Réalisations majeures :
- 2018 : Le court 18, rebaptisé court 14, remplace les anciens courts 1 et 2, offrant 2 200 places et des infrastructures modernes.
- 2019 : Inauguration du court Simonne-Mathieu et des serres d’Auteuil, un espace alliant patrimoine botanique et sport.
- 2020 : Installation d’un toit rétractable sur le court Philippe-Chatrier. Composé de onze ailes de 330 tonnes, il couvre un hectare et se ferme en quinze minutes.
- 2024 : Le court Suzanne-Lenglen est à son tour équipé d’un toit en prévision des Jeux Olympiques de Paris.
Ces transformations renforcent la position de Roland-Garros parmi les tournois de tennis les plus prestigieux au monde.
Couverture médiatique de Roland-Garros
Diffusé dans 198 territoires et retransmis sur 102 chaînes, Roland-Garros bénéficie d’une audience mondiale. L’Europe représente la principale zone de diffusion avec 3 911 heures en 2008, suivie par l’Asie-Pacifique (1 610 heures), l’Amérique (1 020 heures) et l’Afrique (859 heures). Plus de 66 % des retransmissions se font en direct.
Diffusion en France
France Télévisions assure la couverture du tournoi depuis 1987. Les rencontres sont retransmises de 11 h à 18 h 40 sur France 2, France 3 et France 4, complétées par des émissions en soirée. L’ensemble des courts bénéficie de caméras haute technologie pour une diffusion en qualité optimale.
Le Super Signal
Produit par la Fédération française de tennis, le Super Signal est diffusé dans plus de 100 pays avec des commentateurs tels que Fred Stolle et Mark Woodforde. Aux États-Unis, la retransmission est assurée par NBC et ESPN2.
Droits TV
L’UER détenait les droits pour l’Europe hors France jusqu’en 2011, avec un contrat de 56 millions d’euros. En 2019, France Télévisions a prolongé ses droits pour la période 2021-2023, tout en partageant certaines retransmissions avec Amazon.
Sponsors de Roland-Garros
Le tournoi bénéficie du soutien de nombreux sponsors, contribuant à sa renommée et à son développement.
- BNP Paribas, partenaire officiel depuis 1973, est omniprésent sur les bâches des courts et les tenues des ramasseurs de balles.
- Perrier, partenaire historique, est visible sur les glacières et les chaises d’arbitres.
- Peugeot, transporteur officiel du tournoi de 1984 à 2021, assurait le déplacement des joueurs et des VIP.
- Adidas a conçu les tenues des ramasseurs de balles et financé la construction du restaurant des joueurs.
- IBM gère les technologies du tournoi depuis 1985.
- Longines, chronométreur officiel depuis 2007, assure le suivi précis du temps de jeu.
- Lagardère SCA, sponsor principal depuis 2005, joue un rôle clé dans la médiatisation de l’événement.
- D’autres partenaires tels que FedEx (transport), Alain Afflelou (publicité), Lacoste (édition spéciale), Adecco (tennis fauteuil) et Orange (télécommunications) contribuent également au rayonnement de Roland-Garros.
Produits dérivés et jeux vidéo Roland-Garros
Griffe Roland-Garros
Lancée en 1987, la ligne de produits Roland-Garros incarne des valeurs de prestige, de tradition et d’innovation. Distribuée dans 10 500 points de vente à travers une quarantaine de pays, elle a généré un chiffre d’affaires de 9 millions d’euros en 2004. Parmi les partenaires emblématiques figurent Lacoste, Lancel et Peugeot.
Jeux vidéo
Le premier jeu officiel, Roland-Garros 97, est sorti sur PC en 1997. Plusieurs éditions ont suivi sur PC, Game Boy et PlayStation 2, jusqu’à Roland-Garros 2005. En 2012, un jeu en ligne, Roland-Garros : The Virtual Tournament, a vu le jour, proposant une expérience immersive inspirée du tournoi.



